oscillations

en ville

Visité un appartement possible, accessible. Vue sur la ville tout autour, et l’ouverture sur le lac au loin. 

Ici, j’aurais moitié moins d’espace, d’armoires, de fenêtres, pas de garage dans la cour. Fini le luxe bourgeois tranquille dans lequel je me blottis depuis 7 ans, qui à la fois m’apaise, me sécurise et m’ennuie.

Finis aussi les propriétaires tatillons et abusifs. Suis-je capable de déménager dans un quartier populaire, en payant presque la moitié moins, avec soudain la moitié moins d’objets, de meubles, d’affaires?
J’hésite alors que je serine depuis des décennies que vieillir, c’est anticiper, savoir s’alléger? Je redécouvre du balcon la Cathédrale, la Tour Bel-Air, l’Eglise du Valentin. Le bâtiment du Cazard est soudain beau. Ici, la ville n’est pas dans mon dos avec le lac alangui tout près devant. Elle pulse tout autour, depuis les deux balcons, avec le jardin sur lequel le regard plonge.